Édito – Renoncement à une troisième candidature : Macky SALL maître du jeu, l’opposition déroutée…

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En renonçant à l’idée d’une troisième candidature, le Président Macky SALL déroute son opposition et continue de rester le maitre du jeu, dans un landernau politique trouble où les états-majors rivalisent d’ardeur dans le populisme.

 

En effet, pour haranguer les foules et vivifier la contestation populaire, la démarche populiste a besoin de s’appuyer sur la colère et le ressentiment des populations. Aussi, l’opposition a–t–elle besoin d’un motif qui lui sert de carburant, pour légitimer de sa contestation. C’est ce motif, ce prétexte que le Président Macky SALL vient d’enlever à son opposition qui se retrouve subitement orpheline de son cheval de bataille : le troisième mandat.

Le coup est tellement fatal qu’il oblige le Pastef et autres détracteurs du régime à devoir réajuster leur ligne de communication bâtie essentiellement sur la rengaine très longtemps servie à l’opinion publique : “ la guerre contre le troisième mandat “.  Le moteur de la contestation populaire vient ainsi d’être brutalement coupé, au grand dam d’une opposition déboussolée.

La cacophonie dans la communication du Pastef est d’ailleurs assez illustrative de la raclée subie par l’opposition qui tente, vaille que vaille, à rallumer la flamme de la revendication populaire, adossée quasi exclusivement sur l’idée d’une troisième candidature du Président Macky SALL.

Pour preuve, commentant l’actualité politique sénégalaise sur les ondes de “FRANCE 24“, suite à la décision du Président Macky SALL, le leadeur de Pastef–Les Patriotes, Ousmane SONKO s’est complétement emmêlé les pinceaux. Dans une même interview, il a donné deux versions totalement différentes des faits.

En premier temps, Ousmane SONKO a soutenu que « c’est à cause du retard de l’annonce du Président MACKY SALL de sa non-participation à l’élection présidentielle de 2024, qu’il y a eu des lots de morts et de destruction des biens d’autrui ».  Au cours du même entretien, le leadeur de Pastef–Les Patriotes dira le contraire, en soutenant ceci :

« Ce n’est pas à cause de la troisième candidature qu’il y’a eu des manifestations, mais à cause des attaques et complots sur ma personne que le Peuple s’est levé… » Et que dire aussi de Birame SOULEYE, qui s’est attaqué sans raison le Président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire ? Bref, l’opposition, dépossédée de son leitmotiv, doit se réinviter et se tourner vers des débats programmatiques, pour ne pas disparaître.

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Sur un autre registre, on s’étonne que certaines organisations de la Société civile, qui ont toujours fait de la troisième candidature leur combat, n’aient pas jugé bon de féliciter la courageuse décision du Président Macky SALL, qui a quand même évité à notre pays des troubles qui pourraient couter la vie à nombres de nos jeunes concitoyens.

C’est à croire que certains membres de la Société civile vivent par et pour les tensions politiques, qui leur donnent de la matière pour pouvoir s’épancher à longueur de journée dans la presse, à la recherche de notoriété. En toute logique, si on est prêt à donner sa vie pour une cause, on devrait être fier que celle–ci se réalise sans qu’on ait à combattre. De ce point de vue, il est nul besoin d’être un fin politologue pour sentir à mille lieux, le populisme qui empeste du milieu de la Société civile sénégalaise.

Le Sénégal est aujourd’hui cité parmi les grands de ce monde. Cela n’aurait pas été possible si le Président Macky SALL avait décidé de sacrifier son désir de se maintenir au pouvoir sur l’autel de la stabilité du pays. D’ailleurs, sous nos cieux tropicaux, cette option est monnaie courante. De la Côte d’Ivoire au Gabon, en passant le Sénégal sous WADE, force est de reconnaitre que le Président Macky SALL s’est élevé au–dessus de la mêlée, en résistant à la tentation de l’usure du pouvoir.

Cette prouesse qui lui vaut les félicitations de la Communauté internationale rabat les cartes du jeu politique Sénégalais. L’homme peut ainsi faire bénéficier à son dauphin de son aura et de l’augmentation spectaculaire de sa capital sympathie.

En vérité, ce qui sera déterminant pour la victoire de la coalition Benno (BBY) en Février 2024, ce sera moins la crédibilité du candidat choisi par Macky SALL, mais le soutien de ce dernier à ce candidat ! S’appellera–t–il Amadou BÂ, Aly Ngouye NDIAYE ou autres ?

 

 

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