Zone des Niayes : Les résultats du PIESAN « assez satisfaisants » en 2021

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Le taux d’exécution technique du Projet d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes (PIESAN) a atteint plus de 78% à l’issue de sa première année d’exécution en 2021, a indiqué Abdou Khadre Dia, responsable du suivi-évaluation dudit projet, jugeant ces résultats « assez satisfaisants ».

 » Nous étions presque à 72% d’engagement et à plus de 78% d’exécution technique, par rapport aux objectifs de la première année « , a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS, en marge d’une session de formation à la Direction régionale du développement rural (DRDR) de Thiès.

Cette session de formation a été organisée à l’intention de 13 enquêteurs venus des quatre régions d’intervention du projet que sont Dakar, Louga, Saint-Louis et Thiès.

Il s’agit d’agents techniques des DRDR et de services départementaux de développement rural (SDDR), devant mener une enquête sur l’évolution des indicateurs du PIESAN, à partir de la situation de base.

L’étude cible un échantillon de 199 producteurs répartis dans dix communes, sur les 471 bénéficiaires directs du PIESAN, un projet lancé en fin 2020 par l’Etat du Sénégal, en collaboration avec la Coopération italienne.

En janvier, il est prévu une rencontre entre le ministère et la Coopération italienne, bailleur du projet financé à hauteur de 6,5 milliards de francs CFA, pour 3 ans, avant la conduite de cette étude.

Les restrictions sur les déplacements, liées à la pandémie de Covid-19, avaient impacté les activités sur le terrain du projet, dont la région de Thiès ; plus particulièrement les départements de Thiès et Tivaouane, concentre la moitié des bénéficiaires, avec 10 communes sur 20 dans les quatre régions, selon Abdou Khadre Dia.

Le Directeur du développement rural de Thiès, Abiboulaye Sidibé, qui présidait l’ouverture de la session, a souligné les résultats  » globalement assez intéressants et satisfaisants  » du PIESAN, comme l’illustrent, selon lui, les conclusions du Comité de pilotage de l’année dernière.

Le PIESAN vise à réduire l’insécurité alimentaire dans la zone des Niayes, à travers quatre composantes : l’Environnement, la Recherche, le Financement et la Modernisation de l’horticulture.

En collaboration avec la Direction des Eaux et Forêts, le projet renforce la bande de filaos, protégeant les cuvettes maraîchères et finance les initiatives de producteurs visant à atténuer la dégradation de l’environnement.

Grâce à un budget de 2 milliards de francs CFA, consacré au financement de systèmes solaires, les producteurs bénéficiaires remplacent les systèmes de pompage diésel ou gasoil, et font ainsi des économies sur le coût de production et rentabilisent leur activité, explique M. Dia.

Les maraîchers ont droit jusqu’à 7 millions de francs CFA pour se doter de systèmes solaires, de mini-forages et autres technologies d’irrigation écologiques, a-t-il dit.

Il a relevé des résultats  » assez satisfaisants  » dans la première année de mise en œuvre du projet, où 109 systèmes solaires installés, dont plus de 50% dans la région de Thiès.

Avec l’Institut sénégalais de Recherche agricole (ISRA), le projet se penche sur la production locale de semences horticoles, notamment d’oignon et de pomme de terre, qui sont importées au Sénégal.

Il expérimente un système d’alerte sur la toxicité des produits horticoles, liée aux résidus de pesticides, selon le responsable du suivi-évaluation.

Sur 15 “champs-écoles“ de démonstration à mettre sur pied dans la zone des Niayes, le PIESAN en a réalisé quatre en un an, dont un à Taïba Ndiaye, dans la région de Thiès.  » Cette année, on a démarré avec six “champs-écoles“ « .

Les communes de Kayar et Darou Khoudoss sont parmi celles qui abriteront ces lieux de formation de producteurs. Pour ce qui est du volet “Modernisation“, le projet a ouvert à ses débuts, quatre magasins de stockage et six plateformes de commercialisation.

Des travaux sont en cours, selon M. Dia, pour réaliser autant d’infrastructures durant la deuxième année, lesquelles seront entièrement équipées par le projet, pour combler le déficit d’infrastructures de conservation des produits horticoles, “ maillon faible “ de la zone des Niayes.

Le projet a installé 10 sociétés coopératives et 5 autres verront le jour dans la deuxième année, a-t-il dit. A cela,  s’ajoute le fait que ces structures peuvent accéder à du matériel agricole, notamment des tracteurs.

 » Le projet PIESAN va beaucoup contribuer à l’accompagnement des producteurs dans la zone des Niayes, à l’organisation des acteurs « , qui se professionnalisent davantage, assure son responsable du suivi-évaluation.

Le PIESAN aide les communes de la zone des Niayes à élaborer des plans d’occupation et d’affectation des sols (POAS), pour réduire les conflits fonciers, sauvegarder l’activité horticole menacée par l’urbanisation galopante.

Globalement, le projet prévoit 15 POAS, pour les 20 communes bénéficiaires. Il veut aider les mairies qui ont déjà, à les mettre en œuvre, pour sécuriser leur assiette foncière.

Grâce au plaidoyer auprès des Collectivités territoriales, il sera aussi question d’aider les producteurs individuels à disposer de délibérations, afin de garder leurs périmètres maraîchers.

Avec l’appui de l’Institut de technologie alimentaire (ITA), il compte aider à équiper 6 unités de transformation détenues par des groupements de femmes, sur un objectif global de 15 au bout des 3 ans.

Il s’agit de valoriser les produits horticoles et le label sénégalais, selon M. Dia.

Le PIESAN, considéré comme très sensible au genre qui occupe 30% de ses activités, subventionne à 80% l’acquisition de systèmes d’irrigation solaires par les femmes et les jeunes, qui représentent plus de 46% des bénéficiaires du projet.

La zone des Niayes qui concentre plus de 70% de la production horticole du Sénégal,  » mérite un accompagnement assez important pour booster cette production « , au moment où l’on parle de Souveraineté alimentaire, a fait valoir le responsable.

Les évaluations de l’année 2022 ont déjà démarré avec les DRDR, a dit Abdou Khadre Dia, l’atelier de formation des agents techniques des DRDR et des SDDR s’inscrivant aussi dans ce cadre.

 » D’ici le 15 janvier, on espère avoir les données sur l’exécution de la deuxième année « , a-t-il ajouté ; disant espérer atteindre  » un taux assez important comparé à l’année 2021 « .

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