Edito–Nouveau dispositif gouvernemental d’après–législatif : qu’en sera–t–il de Aminata Touré ?

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Qu’en sera–t–il de Aminata Touré ? Tête de liste de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, lors des élections du 31 juillet dernier, Aminata Touré voit son avenir politique, dans le nouveau dispositif gouvernemental d’après–législatif 2022 du Président Macky Sall, au centre de toutes les interrogations. Les résultats de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, à l’issue des élections législatives du 31 juillet dernier semblent rabattre les cartes.

Grande artisane de la victoire à l’arrachée de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, à l’issue des élections législatives du 31 juillet dernier, sans toutefois obtenir une majorité absolue, l’avenir politique de Aminata Touré dans le nouveau dispositif gouvernemental d’après–législatif 2022 du Président Macky Sall, fait l’objet de beaucoup de spéculations.

Sera–t–elle promue nouvelle présidente de l’Assemblée nationale lors de la session d’installation de la 14ème législature prévue en septembre prochain et tirer ainsi profit des fruits de ses efforts déployés lors de la campagne électorale ? Ou encore le Président de la République va–t–il préférer la nommer à la tête du prochain gouvernement ? Ou va–t–elle retrouver son fauteuil de présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese) ?

Le poids politique des camarades de parti

La situation de l’ancien Premier ministre est d’autant plus incertaine qu’elle est aujourd’hui en compétition avec des camarades de parti qui, malgré leur défenestration sans raison de l’appareil gouvernemental, ont réussi à gagner les dernières élections législatives avec brio au niveau de leur département à l’image de Me El Hadj Oumar Youm, maire de la commune de Thiadiaye, tête de liste départementale de Mbour, Aly Ngouille Ndiaye, maire de Linguère et tête de liste départementale de Linguère.

A ceux–là, il faut également ajouter ces personnalités politiques du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr), qui étaient pressenties au même titre que Mimi Touré pour diriger la liste proportionnelle de la coalition au pouvoir lors des dernières élections législatives. Il s’agit entre autres, de l’actuel ministre des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, Amadou Bâ, coordonnateur de la coalition Benno Bokk Yaakaar à Dakar et ancien ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Abdoulaye Diouf Sarr, ancien ministre de la Santé. La particularité de toutes ces personnalités est qu’elles sont, non seulement des membres influents du parti au pouvoir, mais elles sont aussi élus députés au même titre que Mimi Touré qui n’a pas su obtenir, à la coalition au pouvoir, une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Qu’elle soit promue au perchoir ou, à la station primatoriale, de toute évidence, Mimi Touré est partie pour vivre au forceps les 16 mois qui nous séparent de la présidentielle de février 2024.

A l’Assemblée nationale, en plus de la menace d’une opposition portée par l’inter–coalition Yewwi–Wallu galvanisée par son effectif de 82 sièges (puisque Thierno Alassane Sall et Pape Djibril Fall ont confirmé leur ancrage dans l’opposition en restant non–inscrits) sur les 83 pour Benno, Mimi Touré fera certainement face à l’influence de camarades de parti qui lorgnent le fauteuil présidentiel en 2024. Dans le gouvernement, elle sera également confrontée à des ministres endurcis de par leur longévité dans le gouvernement mais aussi leurs légitimités politiques solidifiées par les nombreuses victoires électorales acquises au cours de ces dernières années.

 

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