Migration irrégulière: Pape M. Diouf met en garde l’opposition

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« Dire que les jeunes sortent du pays parce que les politiques publiques n’ont pas marché est un raccourci« , d’après Pape Mahawa Diouf. Lors d’un entretien avec le quotidien « Enquête », le porte-parole de BBY et Directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT) s’est prononcé sur le phénomène de l’immigration clandestine. Mais aussi sur la fermeture des universités qui, selon certains, seraient liées à la politique.

Fermetures des campus…

D’après Pape Mahawa Diouf, « l’État doit garantir toutes les conditions de sécurité et les conditions pédagogiques sereines pour les étudiants. On a vu ce qui s’est passé à l’université le 1er juin 2023 : le Cesti brulé, de même que le chapiteau des sciences juridiques, détruits le Coud et les moyens de travail du personnel. L’État doit prendre toutes les mesures pour que cela ne se répète pas. Si cela nécessité qu’on perde un peu de temps, on peut le comprendre. La gravité des faits mérite qu’on prenne le temps de garantir que cette première dans l’histoire du Sénégal ne se reproduise jamais. Les étudiants vont nous permettre, par ricochet, de parler de la jeunesse » .

Politiques de jeunesses sous Macky…

Pour lui, les politiques de jeunesse sous le régime de Macky Sall sont « massives, impressionnantes et systémiques. Sur la formation professionnelle, les domaines agricoles communautaires (Dac), les maisons de la jeunesse, l’accès au financement (la Der/FJ, le Fongip, l’ANPEJ, etc.), la jeunesse est toujours une priorité. L’âge médian du Sénégal est de 19 ans. Avec Amadou Ba, la perspective est le maintien de cette politique. Mais le moment venu, le candidat adressera son message à la jeunesse » .

Recrudescence de la migration irrégulière…

Il a, aussi été interpellé sur le phénomène de la migration irrégulière qui a repris de plus belle. Pour le porte-parole de Bby, ce phénomène est une réalité, partout dans le monde, particulièrement dans la sous-région. Pour lui, « beaucoup de Sénégalais choisissent d’aller tenter leurs chances dans d’autres pays. Certains choisissent de prendre des pirogues de façon clandestine. Ce qui est dommage, car beaucoup de pertes humaines sont enregistrées. C’est catastrophique et l’État a pris des mesures pour empêcher les départs par cette voie. Mais aussi, il faut beaucoup de travail de sensibilisation, de mobilisation des acteurs sociaux pour faire comprendre aux candidats qu’un voyage est possible, mais qu’il ne faut pas le faire au Péril de sa vie. A coté de cela, il y a des jeunes qui prennent l’avion et passent par le Nicaragua. Ils paient beaucoup d’argent, entre 5 et 7 millions F CFA. Ce qui nuance l’approche économique d’une explication de l’émigration. Notre continent se mondialise. Les gens ont envie d’expérimenter un autre mode de vie. Les pays ne se battissent pas en 10 ans » .

Mises en garde à l’endroit de l’opposition…

« (…)Mais dire que les jeunes sortent du pays parce que les politiques publiques n’ont pas marché est un raccourci. Et je mets en garde une opposition qui l’utiliserait comme arme politique, parce que ce serait de la démagogie. Le nombre de centres ENO (espace numérique ouvert) qui ont ouvert, la requalification des filières à l’université, les centres de formation professionnelle 3FPT, les réformes qui ont été faites pour attirer les investissements directs étrangers et aujourd’hui le cap sur l’industrialisation : le candidat en parlera. L’accès à l’énergie à bas coût avec le gaz et le pétrole devrait permettre de franchir un cap vers l’émergence. Ayons le courage d’encourager nos jeunes à rester dans le pays. Il est possible de naître, de grandir et de réussir au Sénégal » , conclut-il.

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