Après l’affaire du jeune tué à Kirène : Le cri du cœur qui retentit à Thiambokh

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Au lendemain du meurtre d’Abdou Faye, un jeune de 23 ans habitant le village de Kirène, celui du meurtrier présumé, Thiambokh, avait été complètement détruit, en guise de représailles. Ses habitants sollicitent le soutien des autorités.

Thiambokh porte encore les stigmates de cette folle soirée du 14 décembre 2022, où des jeunes de Kirène et environs, en furie, ont organisé une expédition punitive pour se venger de la “tuerie“ d’Abdou Faye, “abattu à coups de machettes par un berger au cours d’une altercation“. Arrêtés, les présumés vandales avaient finalement été libérés. Cheikh Aldiouma Bâ, le porte-parole du khalife de Guet–Ardo, était à Thiambokh dimanche dernier pour apporter le soutien du marabout. « Nous avons trouvé un village totalement dévasté, des populations en détresse qui ont besoin d’aide. Les jeunes n’ont même pas épargné la Mosquée », se désole Cheikh Aldiouma Bâ. « Notre intention était de nous rendre aussi à Kirène pour présenter nos condoléances ; mais c’est le Gouverneur qui nous a demandé d’attendre que la tension s’estompe totalement. Ce sont des évènements regrettables. C’est pourquoi je pense que l’État doit prendre ses responsabilités. On ne peut pas comprendre que quelqu’un puisse se permettre de tuer son voisin comme ça ! C’est tout aussi inadmissible que des jeunes se fassent justice eux-mêmes, en dévastant tout un village et soient libérés. Il ne doit pas y avoir de parti pris », a-t-il ajouté.

 

À l’en croire, pour résoudre l’épineux problème des conflits entre agriculteurs et éleveurs, il faut que le Code pastoral soit signé et que se tiennent des “Assises nationales“ à ce sujet. « En tant que conseillère économique, sociale et environnementale et habitante de cette localité, je suis venue apporter mon soutien à ces populations. Ces événements sont regrettables. Entre agriculteurs et éleveurs, il doit y avoir la paix ! Le Président Macky Sall a beaucoup fait pour l’Élevage, mais le problème c’est que les éleveurs manquent de zones de pâturage. C’est le nœud du problème », a dit, pour sa part, Aïssata Bâ.

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